Je suis épuisée par mon travail, je suis épuisée à la maison…
Qu’est-ce qui me fatigue vraiment ?
Le travail ?
Les enfants ?
Ou les deux ?
On parle beaucoup de burn-out aujourd’hui.
Quand on parle de burn-out professionnel ou parental, la différence n’est pas toujours évidente à faire.
Et pourtant, comprendre ce qui se joue est une première étape essentielle pour ne pas rester bloqué dans un épuisement qui s’installe.
Dans cet article, vous allez voir :
- les différences entre le burn-out professionnel ou parental
- leurs points communs
- et pourquoi, parfois… la frontière est floue
Burn-out professionnel et burn-out parental : deux épuisements, deux contextes
Le burn-out professionnel : quand le travail épuise chaque jour
Le burn-out au travail correspond à un état d’épuisement lié au contexte de travail.
Il s’installe progressivement, souvent sans signe très visible au début.
QUELS SONT LES Symptômes du burn-out au travail ?
Ces symptômes ne sont pas une liste exhaustive. Certaines personnes en ressentiront un seul, d’autres beaucoup plus. Chaque situation est unique.
Les symptômes corporels :
- fatigue persistante dès le réveil
- sensation d’épuisement qui ne s’améliore pas avec le repos
- baisse générale d’énergie liée à tout ce qui concerne le travail
Dans le cerveau…
- difficultés de concentration, même sur des tâches simples que l’on faisait très facilement avant
- ralentissement dans le travail : on oublie, on recommence, puis on ne sait plus où l’on en était, alors on recommence à nouveau
- impression de “brouillard mental”. On a la tête dans le guidon tellement il y a de travail à FAIRE. On en voit jamais le bout.
Côté émotions :
- détachement vis-à-vis du travail ou, au contraire, surinvestissement (on ne pense qu’à ça)
- irritabilité ou hypersensibilité avec son entourage professionnel, et parfois aussi avec l’entourage familial ou amical
- impression de fonctionner en mode automatique, sans recul sur les choses.
Le burn-out professionnel n’est pas une question de volonté
Cet épuisement au travail reflète plutôt un déséquilibre prolongé entre : ce qui est demandé et ce que la personne peut réellement récupérer au niveau physique et mental.
Ce manque de récupération devient encore plus difficile à compenser lorsque le contexte de vie est déjà exigeant. Il peut alors toucher d’autres sphères de la vie et devenir un burn-out mixte.
Par exemple :
- une vie familiale très active
- peu de temps de repos réel,
- Un mauvais sommeil,
- une charge mentale importante en dehors du travail
- des problèmes de santé ou une fatigue déjà présente
- un manque de soutien ou de relais
Dans le cas du burn-out professionnel, en dehors du travail, on se sent mieux.
On retrouve de l’énergie grâce à d’autres sphères de notre vie (loisirs, parentalité, amitié, famille, benevolat…)
Le burn-out parental : quand la parentalité étouffe
Le burn-out parental correspond à un épuisement lié au rôle de parent.
Il est particulier car il n’existe pas de “pause” réelle de ce rôle.
Il n’y a pas de congé payé.
On ne peut pas démissionner.
Et il est souvent plus difficile de dire publiquement :
« Je n’en peux plus de mes enfants », « Je ne veux plus m’occuper de mes enfants », ou encore « Je ne supporte plus ma vie de maman ». *
Et pourtant, ces pensées et ressentis sont loin d’être isolés.
Et les symptômes du burn-out parental ?
- irritabilité plus forte avec les enfants. On en a marre de tout ça. On voudrait juste souffler.
- fatigue émotionnelle dès le matin
- surcharge mentale constante
- culpabilité importante. On se dit qu’on ne devrait pas penser ce qu’on pense…
- impression de ne plus y arriver, de tirer en permanence sur ses réserves d’énergie
Ici aussi, un point clé :
l’épuisement est centré sur la parentalité.
Lorsqu’il n’est plus question du rôle de parent, ça va bien mieux.
Burn-out professionnel ou parental : comment faire la différence ?
Là où se situe votre énergie
Une question simple peut déjà vous aider :
Dans quel contexte vous sentez-vous le plus épuisé ?
- Si vous êtes vidé au travail mais plus disponible à la maison, c’est plutôt professionnel.
- Si vous êtes à bout avec les enfants mais encore fonctionnel au travail, c’est donc plutôt parental.
Les moments de “répit”
Un autre indice, et pas des moindres :
Existe-t-il un endroit où vous récupérez, où vous vous sentez mieux ?
- Si c’est pendant le week-end ou les vacances, on sera plus sur une piste professionnelle
- Si même les temps “off” ne reposent pas, il s’agira davantage de la piste d’un épuisement parental, voire burn-out mixte si plusieurs sphères de vie sont touchées par cet épuisement.
Quand la différence devient floue
Un phénomène fréquent
Dans la réalité, les choses sont rarement aussi séparées.
Tout ne rentre pas toujours dans des cases, vous le savez comme moi 😉
Le travail impacte la vie personnelle.
La vie familiale impacte le travail.
Petit à petit, les deux sphères peuvent s’influencer… jusqu’à créer un épuisement plus global.
Quand tout commence à se mélanger
Vous pouvez alors ressentir :
- une fatigue dans tous les contextes
- une impression de ne jamais récupérer
- une difficulté à identifier une seule cause
Dans ces situations, parler uniquement de burn-out professionnel ou parental n’est pas adapté.
Et si c’était un burn-out mixte ?
C’est justement ce que l’on appelle :
Un burn-out mixte.
Un épuisement qui ne vient pas d’un seul domaine, mais de plusieurs en même temps.
Souvent, c’est l’équation : Travail + parentalité + charge mentale globale (quand on doit s’occuper de ses parents par exemple, ou d’autres responsabilités qui peuvent s’ajouter au quotidien).
Pourquoi faire la différence est important
Pour mieux comprendre ce que vous vivez
Déjà, pour mettre des mots permet de sortir de la confusion.
Cela va vous permettre de pouvoir mettre en place des ajustements dans votre vie.
Et souvent, de relâcher un peu de culpabilité.
Pour éviter que la situation s’aggrave
Plus l’épuisement dure sans être identifié, plus il s’installe profondément.
Et plus il devient difficile d’en sortir seul. Il peut même évoluer vers une dépression s’il n’y a aucun ajustement.
Alors, burn-out non lié au travail ou burn-out au travail ?
Burn-out professionnel ou parental… La réponse n’est pas toujours évidente.
Parfois, il y a une cause principale. Parfois, l’un a causé l’autre, avec le temps et les circonstances de la vie.
Dans ces situations où tout se mélange, il peut être utile de ne pas rester seul avec ses questions.
Un accompagnement personnalisé peut aider à prendre du recul, remettre du sens et retrouver du soutien dans ce que vous traversez.
Les séances de sophrologie, en groupe à Genève ou en ligne, ou l’accompagnement individuel, viennent en soutien complémentaire.
Cet accompagnement ne remplacent pas un suivi médical ou psychologique.
Les séances de groupe de sophrologie ou l’accompagnement personnalisé vous offrent un endroit pour réguler le stress, relâcher la pression et avancer pour mettre en place des ajustements pour récupérer, dans votre quotidien.
L’objectif : Respirer, enfin !
