Même quand on en peut plus, beaucoup de parents ont du mal à solliciter du soutien !
Alors pourquoi est-il si difficile de demander de l’aide quand on est parent dépassé ?
Comprendre les freins invisibles à la délégation est la première étape pour sortir du cercle de fatigue, de stress et de culpabilité de parent.
Dans cet article, on explore ces obstacles, leurs conséquences sur le quotidien, et comment commencer à alléger votre charge mentale sans culpabiliser.
Le mythe du parent parfait “tout-puissant”
Ah ! De nombreux parents se sentent obligés de tout gérer seuls, encore et toujours.
Cette croyance est profondément ancrée : être parent, c’est tenir bon, être disponible, efficace et, si possible, parfait.
Il faut dire qu’autrefois, élever un enfant reposait sur un véritable village : famille élargie, voisins, amis.
Alors qu’aujourd’hui… Ce soutien naturel a presque disparu.
Souvent, ce sont deux adultes, voire même un seul, qui portent toutes les responsabilités familiales et professionnelles.
Résultat des courses, beaucoup de parents pensent que tout gérer est normal et que solliciter du soutien serait un signe de faiblesse.
Mais demander de l’aide quand on est parent dépassé est en réalité un acte de lucidité et de responsabilité.
Les freins invisibles à la demande d’aide
La peur que ce soit mal fait
Beaucoup de parents hésitent à déléguer par crainte que la tâche soit mal réalisée.
Pourtant, “différent” ne signifie pas “mauvais”.
Laisser le co-parent, vos enfants ou un proche expérimenter permet non seulement de déléguer, mais aussi de les impliquer dans la vie familiale.
La croyance que vous irez plus vite seule
Il est tentant de penser que faire soi-même est plus rapide.
Je suis la première à penser « Je prendrai plus de temps à expliquer qu’à faire moi même »
Et oui, sur le moment, c’est souvent vrai, mais à long terme, apprendre aux autres à vous aider réduit votre charge mentale et libère votre énergie.
LA peur de déranger
De nombreux parents hésitent à demander de l’aide par peur de déranger… alors que la plupart des proches veulent aider mais ne savent pas comment !
Au final, de nombreuses mamans se sentent seules et épuisées, submergées par la charge mentale et le manque de soutien.
La honte et la culpabilité
Demander de l’aide peut provoquer culpabilité et honte, avec l’idée que “je devrais y arriver seule”.
Pourtant, solliciter du soutien est un acte responsable pour préserver votre santé et celle de vos enfants.
Le perfectionnisme invisible
Encore lui !
Le perfectionnisme empêche souvent de déléguer…
Accepter que les autres fassent les choses différemment est essentiel pour alléger votre charge mentale et améliorer vos relations familiales.
La peur du conflit ou du rejet
Si demander de l’aide a déjà déclenché un refus ou un reproche, il est normal de rester sur la réserve.
Personne n’a envie de créer des tensions inutiles.
Psst, vous aimez le format podcast ?
Vous pouvez écouter cet épisode complet, “Aide et parents dépassés ? Les freins cachés des parents épuisés”.
Les conséquences de ne pas demander de l’aide
Fatigue et tension
Ne pas déléguer crée une tension physique et mentale constante : épaules serrées, mâchoire crispée, dos douloureux, respiration courte.
On fait le test ? Inspirez profondément et observez. Avez-vous ces tensions ?
Si oui, votre corps envoie des signaux clairs : vos ressources sont dépassées et vous êtes peut-être en épuisement parental.
Isolement et culpabilité
Se sentir seul à tout gérer augmente l’isolement et renforce la culpabilité.
Relations fragilisées
La charge mentale accumulée peut affecter vos relations avec votre partenaire et vos proches.
La communication devient plus tendue, et les reproches plus fréquents.
Commencer à alléger votre quotidien
Identifier vos freins
Prenez un moment pour observer vos pensées : Qu’est-ce qui vous empêche de demander de l’aide ? Peur que ce soit mal fait ? Culpabilité ? Manque d’habitude ? Identifier ces freins est le premier pas pour les dépasser.
Repenser le “différent”
Accepter que les autres fassent les choses à leur manière est libérateur. Vous n’avez pas besoin de tout contrôler pour que le quotidien fonctionne.
Communiquer autrement
Formulez vos demandes de manière claire et précise pour obtenir le soutien dont vous avez besoin grâce à la Communication Non Violente.
Et c’est tout un chemin 🙂
Dès maintenant…
Si vous vous reconnaissez dans ces situations, vous pouvez évaluer votre niveau d’épuisement parental grâce au test gratuit “Suis-je en burn-out parental ? ».
Cela vous donnera un point de départ concret pour réfléchir aux changements possibles.
Enfin, si vous souhaitez un accompagnement personnalisé, je propose des consultations de sophrologie à Genève, adaptées aux parents épuisés.
