“Tu verras, c’est que du bonheur !”
Euh….. Ça vous parle ? 🤯
La naissance d’un enfant est souvent présentée comme l’un des plus beaux moments d’une vie. Et cela peut évidemment l’être.
Mais pour certaines mères, la réalité peut être beaucoup plus complexe.
Et oui, pour preuve, aujourd’hui il y a plusieurs témoignages de dépression post-partum pour lever le tabou, et trouver des pistes pour en sortir.
Lassitude, perte d’énergie, envie de rien, sentiment de déconnexion avec son bébé, pensées intrusives, perte de repères… Certaines mères décrivent même ce moment où une question surgit intérieurement :
« Mais qu’est-ce que je fais là ? »
La dépression post-partum peut s’installer progressivement, parfois sans que l’on comprenne vraiment ce qui est en train de se passer.
Dans cet article, vous allez découvrir le témoignage de Clara, jeune maman de 28 ans (au moment auquel j’écris ces lignes, en 2026).
Avec beaucoup d’authenticité et de courage, car oui il en faut beaucoup pour parler publiquement d’une période aussi vulnérable, Clara nous raconte comment la dépression post-partum s’est installée après la naissance de son fils et surtout, elle partage le chemin qui lui a permis, peu à peu, de sortir de cette dépression post-partum et de demander de l’aide.
Un témoignage précieux pour toutes les mères qui se sentent seules, dépassées ou épuisées après une naissance.
Un grand MERCI Clara !
Témoignage dépression post-partum : l’histoire de Clara
Clara a 28 ans. Elle est mariée et vit avec son mari et leurs deux chats, O’Malley et Berlioz pour celles qui ont la ref’ 😉
Avec son mari, ils avaient imaginé leur projet de famille depuis longtemps.
« On s’était dit : d’abord la maison, ensuite le bébé (avant 30 ans). »
Alors, une fois les travaux terminés, ils décident de se lancer.
Ils pensent que cela prendra du temps.
Un test de grossesse positif, sans se faire attendre
Mais en fait, le test de grossesse devient positif presque immédiatement.
Clara se souvient très bien de ce moment.
« J’étais chez moi. Je n’avais aucun symptôme. Mais j’ai eu une intuition.
J’ai acheté un test… et les deux barres sont apparues tout de suite. »
Même si le projet était désiré, la nouvelle la surprend.
« J’étais contente… et étonnée. Ok, qu’est-ce qui va se passer maintenant ? »
Une grossesse entre joie et inquiétude
La grossesse se déroule globalement bien.
Mais à un moment, Clara découvre dans ses analyses la présence possible d’un virus (le cytomégalovirus).
En cherchant sur internet, elle lit que ce virus peut provoquer de graves problèmes chez le bébé.
La peur s’installe pendant de longues, très longues semaines.
« J’ai passé un mois et demi dans l’angoisse. J’étais persuadée que quelque chose n’allait pas. »
Finalement, après un rendez-vous avec une spécialiste, le verdict tombe : le bébé va bien.
Un immense soulagement. Ouf ! 🌬️
Un accouchement très long et éprouvant
L’accouchement commence le 14 octobre.
Mais le bébé n’arrive que trois jours plus tard.
Le travail est déclenché, les contractions deviennent extrêmement douloureuses.
Clara raconte :
« Les contractions ne s’arrêtaient jamais. Je n’avais même plus le temps de récupérer entre deux. »
Elle finit par demander la péridurale.
Mais malgré les heures qui passent, le travail ne progresse pas.
Finalement, un accouchement par césarienne
Après plus de 24 heures, une décision est prise : une césarienne.
Pour Clara, ce moment est à la fois stressant et déroutant. Tout s’enchaîne très vite.
Quand elle apprend qu’une césarienne va être faite, elle ressent pourtant aussi un soulagement.
« Je savais que ça allait enfin se terminer. »
Quelques minutes plus tard, son bébé naît ❤️
Et après ? Une grande perte de repères
Après la naissance, Clara se retrouve seule quelques heures en salle de réveil.
Son bébé est avec son père.
Elle se souvient très bien de ce moment.
« Je me disais : je viens d’accoucher… mais le bébé n’est pas avec moi. »
Quand elle retrouve son fils dans la chambre, quelque chose est étrange.
Au franchissement de la porte de la chambre, c’est un choc de réalisation.
Là, elle le regarde… mais ne ressent rien.
« Dans ma tête, ce n’était pas mon bébé. »
« Je me disais : Pourquoi j’ai fait ça ? »
Le retour à la maison et les signes de la dépression post-partum
Quand vient le moment de rentrer à la maison, Clara s’effondre.
Elle ne veut pas partir.
« La maternité, c’était ma bouée de secours. Les sages-femmes étaient là. »
À la maison, elle se sent complètement perdue, totalement seule.
Avec son mari, ils regardent leur bébé dans le cododo… sans savoir quoi faire.
Les nuits deviennent très difficiles. En vigilance constante.
La fatigue s’accumule, et s’accumule, encore et encore.
Et Clara se sent de plus en plus mal.
En hypervigilance constante, matin, midi, soir, et nuit.
Cela créer des tensions. Ce qui n’aide en rien à sa situation.
Les pensées intrusives : Un signe fréquent de dépression post-partum
Un jour, Clara vit un moment très bizarre. Vraiment étrange.
Son bébé pleure dans ses bras.
Et une image surgit dans son esprit.
« J’ai imaginé le poser par terre et lui rouler dessus avec la voiture. »
Ces pensées l’effraient vraiment. C’est quoi cette pensée bizarre qui me traverse l’esprit ?
Elle comprend alors qu’elle ne va vraiment pas bien.
Ces pensées s’appellent les phobies d’impulsion.
Elles sont relativement fréquentes dans la dépression post-partum, même si elles restent très taboues.
Elles sont le signe qu’on a besoin de soutien. Rapidement.
Pour elle, ces pensées bizarres ont été un déclic.
Elle s’est dit il faut faire quelque chose.
Avec courage, elle a mis en place rapidement des actions concrètes pour se sortir de cette dépression post-partum.
Le déclic : Demander de l’aide
Heureusement, Clara n’est pas restée seule.
Une force dans cette difficile épreuve.
Je salue vraiment cette prise de responsabilité et ce courage ❤️
Une sage-femme remarque son mal-être et l’oriente vers un suivi en périnatalité avec une psychologue.
Elle accepte immédiatement.
« Je prenais toute l’aide qu’on me proposait. »
Peu à peu, plusieurs choses se mettent en place :
- un suivi psychologique
- le soutien de sa famille
- la visite d’une puéricultrice
- des associations pour jeunes mamans
Clara parle d’un village qui s’est construit autour d’elle.
Comment Clara est sortie de la dépression post-partum
Petit à petit, grâce à cette main tendue, les choses changent.
Jour après jour.
Des mains saisissent la sienne, pour la sortir de ce trou. ❤️
Sa famille vient régulièrement l’aider.
Ses parents gardent parfois le bébé pour qu’elle puisse dormir.
Et à toutes les mamans qui n’ont pas de famille proche, c’est très fréquent aussi aujourd’hui.
Alors voici une clé importante pour vous.
Clara a rejoint aussi une association de soutien entre mères.
Ces aides sollicitées, acceptées, sont ses clés.
« Sans ça, je pense que je me serais effondrée. »
Clara nous parle de deux associations.
D’abord, Super mamans Suisse ou Super mamans France selon ou vous êtes situé 😉
Cette précieuse association met en relation des mamans bénévoles avec des mères qui viennent d’accoucher afin de leur apporter une aide concrète dans les premières semaines : préparer un repas, passer un moment avec la maman ou simplement offrir un peu de présence.
Pour certaines mères seules, isolées, sans énergie, tristes, qui traversent un post-partum difficile ou un épuisement important, ce soutien peut vraiment faire la différence.
Et puis il y a aussi l’association Maman blues qui est une association engagée, dédiée au soutien des parents confrontés à des difficultés maternelles.
Elle offre un espace d’écoute, des conseils et des groupes de parole pour accompagner les mamans là où elles vivent leurs souffrances.
Combien de temps dure une dépression post-partum ?
Dans le cas de Clara, la période la plus difficile a duré environ trois mois.
Très certainement parce que Clara a tendu la main vers des proches, des associations dédiées au soutien, une sage femme, un réseau de confiance.
Aujourd’hui, son fils a quatre mois.
Elle explique que les choses vont beaucoup mieux :
- elle ne pleure plus
- elle a retrouvé de l’énergie
- elle ressent un attachement pour son bébé
Le fait que son fils commence à faire ses nuits l’a aussi beaucoup aidée à récupérer.
L’attachment à son bébé est maintenant clairement là.
Un jour, alors que son bébé passe une nuit chez ses grands-parents, Clara réalise quelque chose.
Il lui manque.
« C’est là que j’ai compris que le lien était en train de se créer. »
Inspirez, soufflez. Ce lien peut se faire à divers moment, plus ou moins tôt, plus ou moins tard. Chaque histoire est personnelle 😉
Psst, vous aimez le format podcast ?
Retrouvez ce témoignage dépression post-partum de Clara en version audio !
Sortir de la dépression post-partum : les conseils de Clara
Avec le recul, Clara partage plusieurs choses aux autres mamans dans cette situation. Ces clés qui l’ont aidée à sortir de cette période.
1. Demander de l’aide
« On ne peut pas s’en sortir seule. »
Famille, amis, professionnels… toute aide est précieuse.
2. Sortir de la maison
Même une simple balade peut faire du bien.
« Quand on ne supporte plus d’être chez soi, il faut sortir. Ne pas refflechir, si on est seule sortir seule. Si on a bébé le prendre un sortir se balader, prendre l’air.»
Faire cet effort là, car au début c’est clairement un effort.
3. Créer un village
Associations (Mamans blues, Super mamans France ou Super mamans Suisse selon ou vous êtes de confiance, proches, groupes de parole… le soutien est essentiel.
Oui, je précise essentiel, parce que le village en 2026 a très souvent complètement disparu.
Et que beaucoup de mamans se sentent seules, très seules.
4. S’autoriser du temps pour soi
« On a le droit de se reposer»
En tant que mères on a des droits aussi.
Le droit d’exister en dehors de la casquette de mère, par exemple.
Il est bon de se le rappeler SURTOUT quand la culpabilité frappe à la porte.
J’ai le droit de me reposer.
J’ai le droit d’être soutenu !
Ce sont des besoins FONDAMENTAUX chez tout humain.
Si vous vous reconnaissez dans ce témoignage 🫶
Si vous traversez une période similaire, sachez une chose importante :
La dépression post-partum touche de nombreuses mères, même si elle reste encore peu visible et taboue.
Il est possible d’en sortir avec du soutien et de l’accompagnement.
Le premier pas consiste à parler et à se faire écouter par un professionnel de confiance, qui peut être :
- votre médecin généraliste,
- une sage-femme,
- une psychologue,
- ou encore en contactant une association spécialisée ❤️ comme Super mamans ou Maman Blues qui offrent écoute, soutien et conseils adaptés.
Inspirez profondément, et demandez-vous, quel est votre plus petit pas possible ? ☀️
La réponse peut venir maintenant, dans quelques heures, peut-être dans quelques jours.
C’est une question ouverte. Le plus petit pas possible pour vous.
Et puis, si vous avez le moindre doute sur un burn-out parental, vous pouvez également passer ce test gratuit : Suis-je en burn-out parental pour identifier vos besoins et savoir quelles aides solliciter.
Faire le premier pas, le plus petit pas possible pour soi, c’est avancer vers la sortie de la dépression post-partum 🫶
En complément de votre suivi médical, de vos prises de contact avec les associations dédiées, je propose des séances de sophrologie, individuelles ou en groupe. Ces séances peuvent vous aider à apaiser l’anxiété, retrouver un sommeil plus réparateur, accueillir vos émotions sans jugement, vous offrir des moments de pause précieux.
C’est un espace pour se ressourcer, retrouver de l’équilibre, de la sérénité dans cette période intense qu’est le post-partum.
Ces séances de sophrologie se déroulent en ligne ou dans le quartier des Eaux-Vives à Genève, afin d’intégrer facilement ces pratiques dans votre vie et de renforcer votre bien-être sur le long terme.
